Jérémy Touzelet, l’esprit d’équipe au service du « bon »

    Date de publication - 17/10/2019

    Lorsque l’on est issu d’une famille italienne par sa mère et bourguignonne du côté de son père, on a toutes les chances d’aimer la bonne chair et le bon vin. Élevé au sein d’une fratrie ayant le goût de cuisiner, sans pour autant en faire son métier, Jérémy Touzelet attrape très vite le virus du « bien manger ». Sa nourrice remarque que si ses petits copains passent l’essentiel de leur temps à regarder des dessins animés, Jérémy préfère lui confectionner des gâteaux.  Dès l’âge de 16 ans, il multiplie les stages dans des restaurants, à la fois pour gagner son argent de poche mais surtout parce qu’il sent que son avenir et son bonheur résident en cuisine.

    Le Bac général en poche pour rassurer son père, il décide de faire une mise à niveau pour ensuite suivre le BTS en management hôtellerie et restauration. Pendant sa formation, il engrange de l’expérience au sein du prestigieux Grand Hôtel de Cala Rossa en Corse et du groupe de restauration d’entreprise Eurest. Deux expériences totalement différentes mais qui lui permettent d’avoir une vue large du métier. A l’issue de la formation, il se partage entre un prestigieux hôtel 5 étoiles à Courchevel et un restaurant situé dans le Jura, puis effectue son service militaire au mess du Cabinet du Ministre de la Défense sans compter les extras qu’il réalise dans des restaurants étoilés de la capitale.

    Avide d’expériences et de découvrir de nouveaux horizons, il décide de partir en Floride d’abord au sein du restaurant gastronomique de Disneyworld en tant que chef de partie, puis de participer à l’ouverture d’un restaurant méditerranéen dans les Iles Caïman. Il rejoint ensuite l’hôtel Hyatt Grand Cayman comme Sous-Chef tournant et c’est là, sous la houlette d’eric Sala qu’il considère comme son mentor, qu’il réalise son expérience la plus formatrice, touchant tour à tour la gastronomie, la brasserie, le room service et les banquets avec pas moins de 100 personnes en cuisine… Direction ensuite la Jamaïque dans un bel établissement 5 étoiles où il reste pendant près de 4 ans et forme les équipes. Le goût de transmettre est déjà là… Puis la très sélecte ile Moustique où il rejoint le seul et prestigieux hôtel Cotton House où il officie en tant que chef exécutif à destination d’une clientèle très exigeante.  Le rythme est dense avec des journées qui démarrent à 7h et se finissent bien souvent à 1 heure du matin avec un seul jour de repos. Une expérience très formatrice qui lui permet de vivre des expériences incroyables  et pas forcément culinaires comme le jour où il a fait un karaoké aux côtés d’un certain Keith Richards, guitariste des Rolling stones…
    Après un nouveau séjour aux Iles CaÏman  au sein du Ritz Carlton avec 50 personnes sous son autorité, il décide de traverser l’Atlantique et de retourner dans la ville lumière au sein du Marriott des Champs Elysées où il exerce en tant que chef exécutif. Une transition pas toujours facile du fait d’une façon de travailler sensiblement différente mais une expérience très enrichissante au cours de laquelle il déploiera ses qualités de manager et de pédagogue pour instaurer un véritable esprit d’équipe. Après 5 années, il traverse la seine pour rejoindre le Marriott rive gauche qui s’adresse, pour l’essentiel, à une clientèle business, fort d’un centre de congrès de 2 000m2

     Puis, après avoir cumulé un nombre d’expériences extrêmement variées et l’envie de transmettre se faisant de plus en plus fort, Jérémy décide de rejoindre l’école FERRANDI Paris d’abord pour enseigner auprès d’adultes en reconversion puis auprès d’étudiants internationaux. « Ce que j’aime, c’est voir les élèves progresser en équipe, c’est ce brassage de cultures et la variété des activités qui font qu’aucune journée ressemble à une autre » souligne avec gourmandise Jérémy. Pour ce passionné de rugby, l’analogie de sa passion avec son sport de prédilection est évidente : dans une cuisine, tout le monde a sa chance, quel que soit son parcours, son origine, ce qu’il faut c’est s’engager avec passion » insiste-t-il. L’ennui n’est décidément pas dans ses gênes…