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    Finale Nationale du MAF Restaurant 2020 : un triplé gagnant

    Régulièrement, des élèves de l’école FERRANDI Paris remportent des concours prestigieux dont celui du MAF « Un des Meilleurs Apprentis de France » dans les différents métiers de l’hôtellerie Restauration. La finale nationale du MAF arts de la table et du service 2020 restera un cru exceptionnel avec trois élèves présentés qui ont été tous les trois lauréats ! 14 mois d’efforts que nos champions, Artus André, Cyril Baptista, Jérôme Letzelter et leur coach Olivier Penent ne sont pas prêts d’oublier.

    Olivier :

    Organisé, depuis 1985, par la société nationale des Meilleurs Ouvriers de France, le MAF est un concours remarquable. Chaque année, l’excellence est exigée. L’édition 2020 n’a pas dérogé à la règle puisque seulement 5 jeunes ont été sélectionnés en finale nationale et, 4 ont obtenu le titre de MAF ! Au travers de 9 ateliers (dressage, décoration florale, argumentation commerciale, sommellerie, cocktail…), ces jeunes professionnels doivent montrer l’étendue de leur culture gastronomique et de leur savoir-faire, à un jury prestigieux et exigeant.
    Artus : Je me doutais bien que le concours du MAF allait me demander d’atteindre un niveau très élevé. Mais c’est en préparant réellement les épreuves que je me suis rendu compte de tous les efforts que cela allait me demander. Plus je travaillais pour ces préparations, plus je devais me surpasser, mais paradoxalement, plus j’avais l’impression que le concours pouvait être à ma portée.

    Cyril :

    Le MAF est une course de fond, un véritable marathon. Au départ, pour les sélections départementales et régionales, j’étais coaché par Stéphane Magniez, mon professeur de Bac Pro CSR qui enseigne sur le Campus de Saint- Gratien. On avait déjà commencé à évoquer le concours du MAF dès la classe de seconde. Seules les médailles d’or régionales sont qualifiées pour la finale nationale. Pour la préparation de cette finale, j’ai rejoint l’équipe de Monsieur Penent. Dans le même état d’esprit que pour le concours de MOF, le niveau requis par le jury du MAF est impressionnant. Le titre de MAF est attribué uniquement si le finaliste a été jugé à la hauteur.
    Jérémie : Je savais combien ce concours demandait comme effort car mon frère a été lauréat MAF Restaurant de l’édition 2019. Dès la classe de 1ière STHR, j’ai commencé, à me préparer avec lui, en particulier sur les connaissances théoriques puisque nous étions dans le même lycée hôtelier. J’ai débuté la sélection départementale en Alsace dont je suis originaire et remporté la médaille d’or pour la région Grand Est. J’ai rejoint, entre temps, l’école FERRANDI Paris pour un BTS MHR et, j’ai donc intégré l’équipe de Monsieur Penent pour préparer la finale nationale.

    Olivier :

    L’objectif du concours de MAF est de découvrir et mettre à l’honneur les plus belles pépites parmi nos jeunes qui seront très certainement les grands talents de demain. Une telle reconnaissance constitue un réel passeport pour l’emploi et permet de rentrer dans les établissements les plus réputés. Les lauréats côtoient tout au long des épreuves des professionnels reconnus. Tout ceci constitue un formidable tremplin pour leur carrière et récompense des mois d’efforts, voire de sacrifices. Car, il faut à minima un an de préparation intense (week-ends, soirs, vacances…) pour qu’un élève déjà prometteur et sérieux puisse avoir une chance d’être sélectionné. Répéter inlassablement les techniques afin de tendre vers le geste parfait et l’attitude idéale constitue pour eux un véritable accélérateur de compétences. Ils franchissent des sommets qu’ils n’auraient pas atteints sans tout cet investissement personnel.
    Artus : Personnellement, je craignais l’atelier cocktail, qui finalement à force d’entrainement, s’est très bien passé. Le plus difficile est de maintenir son effort dans la durée. C’est une grosse charge de travail et de fatigue : je terminais parfois mes services le vendredi soir assez tard et il fallait être en forme tous les samedis dès 7h00 pour les entrainements avec Monsieur Penent. Par ailleurs, il y a une masse de connaissances théoriques à intégrer (les AOP, les vins…), c’est ce qui demande le plus d’énergie et de constance. Pendant plus d’un an, je pensais au concours tout le temps, je ne vivais quasiment plus que pour cela.

    Cyril :

    Plus on progresse, plus on se rend compte des choses à améliorer et du travail restant à accomplir.  J’ai personnellement beaucoup travaillé sur certains de mes points faibles. Le plus difficile est de rester persévérant, malgré les difficultés, voire les échecs. Au départ, je faisais pas mal d’erreurs, puis on se corrige progressivement. Cela demande un mental d’acier, d’être battant pour sans cesse se remettre en question, se perfectionner, peaufiner en permanence.
    Jérémie : La partie pratique nécessite de longs mois d’entraînement mais ne constitue que la partie émergée de l’iceberg. L’apprentissage des connaissances théoriques demande beaucoup de travail personnel au quotidien afin d’acquérir une culture gastronomique, de connaître les produits, les vins, les fromages, les arts de la table, les aspects historiques, géographiques, connaître les processus de production…

    Olivier :

    Ma méthode de préparation est assez simple : de l’organisation, du travail, encore du travail et une curiosité insatiable qui permet de se remettre en question. Malgré tout, il y a toujours une inconnue : est-ce que le jeune va se prendre au jeu et s’investir suffisamment pendant plusieurs mois de travail intense ? J’essaie de leur donner toutes les cartes en main, mais ils restent les seuls à devoir s’impliquer au quotidien.
    Artus : Le titre de MAF c’est tout d‘abord une reconnaissance pour tout le travail accompli. C’est aussi un moyen de franchir des paliers techniques mais aussi psychologiques. J’ai pu rencontrer de très grands professionnels pour des moments extraordinaires. Quel plaisir d’avoir été reçu par Stéphane Guénaud (argentier de l’Elysée) qui a partagé son expérience unique avec beaucoup d’humilité. Les échanges avec David Biraud (MOF, double vice-champion du monde de sommellerie) ont aussi été très enrichissants grâce à sa connaissance immense des vins.

    Cyril :

    Cette préparation, ces épreuves de concours m’ont permis de forger mon caractère et de grandir en essayant de me dépasser. Pour moi, c’est ma plus belle victoire, car cela me servira toute ma vie. Après, le titre de MAF ce n’est que du bonus. Il permet d’élargir son horizon professionnel car les employeurs connaissent notre soif d’apprendre, qualité indispensable pour intégrer les plus grands restaurants.

    Jérémie :

    Le concours de MAF m’a permis tout simplement d’améliorer mes compétences professionnelles, d’élargir considérablement ma culture gastronomique, de rencontrer pendant ma préparation des producteurs fabuleux dans différentes régions françaises. J’ai pu échanger avec des professionnels reconnus du métier et cela devrait m’ouvrir des perspectives intéressantes de carrière.  Il y a aussi une tradition de transmission liée au titre de MAF. Je me dois désormais de partager mon expérience avec mes camarades, d’essayer d’être un ambassadeur de ce savoir-faire à la française.

    Olivier :

    Un coach doit forcément s’investir beaucoup pour insuffler une exigence et corriger ce qui doit l’être. Je ne compte pas les heures consacrées à ces séances d’entrainement mais progressivement on est porté par l’enthousiasme de ces jeunes qui veulent se surpasser. C’est un bonheur absolu de les voir se révéler. Je vis avec eux des évènements humains merveilleux. Tous ces efforts génèrent forcément de l’affect avec ces jeunes, je reste leur professeur mais je crois un petit peu plus…

    Artus :

    Le travail c’est nous qui devons le fournir, mais l’apport du coach est essentiel. Il nous transmet beaucoup. Grâce à lui, nous ne relâchons pas nos efforts, c’est lui qui nous pousse dans nos retranchements, qui nous évite de commettre certaines erreurs. Enfin, comme en sport, il nous permet de nous surpasser et nous donne l’envie de la gagne. Cet état d’esprit reste primordial.

    Cyril :

    Un concours aussi sélectif que le MAF nécessite d’avoir un esprit de compétiteur. Il faut surtout avoir une vraie passion pour le métier. Cette expérience est quelque de chose de fort, d’exigeant mais de fabuleux. L’annonce des lauréats a été un moment magique. Nous avions préparé cette finale, tous les trois ensembles avec Monsieur Penent. Le fait d’être, tous récompensés de nos efforts, a rendu cette expérience encore plus forte humainement.

    Jérémie :

    Préparer un concours comme celui-là, c’est difficile. Mais quand on a une passion pour ces métiers, cela se fait assez naturellement. Bien sûr, il y a des moments de grands doutes, de frustration. Il faut essayer de rebondir après ses échecs pour aller plus loin. Cela nécessite, surtout, d’avoir envie de partager : de parler de ses connaissances, de raconter une histoire complète au travers des ateliers, de montrer au jury une maîtrise et une connaissance de ces riches traditions culinaires tout en apportant son souffle personnel.

     

    Ces trois jeunes professionnels portent très haut les couleurs de l’école FERRANDI Paris. Merci grandement à eux et à leur coach de faire rayonner leurs savoir-faire et leur passion dans la grande tradition des arts de la table à la française. 
    A n’en pas douter, ils seront les talents de demain.