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    Christophe Darney, un chef passionné par son art

    Originaire du Brionnais, Christophe s’est vite passionné pour la gastronomie. « Dans ma famille, il y avait un vrai goût pour la bonne chère. J’avais un grand-père qui avait été notamment boulanger puis cuisinier. J’ai fait mes premiers desserts avec lui. Plus tard, j’ai lu des livres de cuisine et commencé à m’intéresser vraiment à ce métier. J’étais assez fasciné par les grands restaurants, notamment ceux de ma région : Troisgros à Roanne, Bocuse à Collonges, ma tante vivait tout près et, à chaque fois qu’il m’arrivait de passer devant cette grande bâtisse toute de couleurs chamarrées, cela me faisait vraiment quelque chose ! » s’amuse-t-il. 

    Christophe débute sa formation au lycée hôtelier d’Yzeure (Allier). Il rentre, ensuite, comme commis chez Maxim’s Orly Ouest où il travaille aux côtés de grands cuisiniers. « Plusieurs membres de la brigade étaient des anciens du Ritz, autant dire qu’il y avait un haut niveau dans les équipes  de Jean Jorda. Un grand chef qui savait parfaitement conduire ses équipes, avec un réel respect». Service militaire dans la marine, basé à Fort de France, Christophe œuvre dans les cuisines du « Pacha ».

    Direction ensuite Paris, il intègre Le Clos Longchamps**dirigé par Jean Marie Meulien pendant une petite année. Toujours en quête de nouveautés, Christophe part en Angleterre une année pour revenir de nouveau au Clos Longchamps mais cette fois durant quatre ans.

    « A cette époque, l’établissement était un véritable concentré de talents avec plusieurs chefs qui deviendront célèbres. C’était pour moi, la découverte d’une cuisine très contemporaine, avec des influences multiples notamment asiatiques. J’ai enchaîné pour un autre challenge comme chef dans un restaurant positionné sur la cuisine provençale. C’était un établissement plus modeste que les grandes tables pour lesquelles j’avais travaillé. Mais c’était très intéressant, car j’étais complètement autonome. J’ai dû développer des capacités d’adaptation et de polyvalence dans une brigade beaucoup plus réduite que dans les grosses structures.  
    Christophe intègre ensuite les équipes de Jean Sabine au Quai d’Orsay. « Une expérience formidable dans la plus pure tradition de la grande cuisine française. Le Chef était d’une exigence redoutable, nous nous devions de représenter dignement la France et sa gastronomie. De la table du ministre aux diners d’apparat, les cuisines du quai d’Orsay sortent environ 50 000 couverts par an, tout cela avec une qualité plus qu’irréprochable. Un lieu d’exception qui exigeait beaucoup d’engagement ! C’est finalement un peu par hasard que j’ai passé le concours d’entrée de FERRANDI en 2002». 

    Christophe débute en enseignant différentes formations pour adultes. En parallèle, il intervient sur la partie conseil à destination de grands groupes de restauration comme Elior ou le Groupe Flo. 
    Depuis 10 ans, il forme, au sein du Centre de Formation des Apprentis (CFA) de l’école,  des jeunes en Bac pro et en CAP post-bac cuisine dont il est professeur référent. 
    « L’enseignement m’a demandé de développer de nouvelles compétences : apprendre à m’exprimer en public, organiser des cours et une progression pédagogique… et surtout développer l’art de la répétition qui constitue dit-on le socle de l’éducation.  Plus globalement, il est très gratifiant d’enseigner chez FERRANDI. Nos élèves disposent de bonnes conditions pour apprendre et progresser. Tous les professeurs techniques ont eu, avant d’enseigner, de très belles carrières en entreprise. Ils savent donc de quoi ils parlent. Chaque élève peut travailler lui-même de beaux produits. Ce qui est, malheureusement, loin d’être le cas dans tous les CFA. Il y a aussi toute une effervescence autour de l’école. FERRANDI est largement reconnue dans le monde de l’hôtellerie et de la restauration. Par conséquent, nous avons un magnifique vivier d’entreprises partenaires où placer nos jeunes en apprentissage ou en stage. Beaucoup d’évènements et de concours prestigieux sont réalisés au sein de l’école. Les élèves en profitent pour intervenir sur des manifestations de qualité et, rentrer en contact avec des grands chefs ».
    Christophe n’en reste pas moins réaliste sur les contraintes de son métier. « La cuisine est une profession passion. Il faut profondément aimer son art pour accepter des horaires à rallonge et la rigueur militaire d’une brigade. Notre rôle d’enseignant est de transmettre cette passion tout en ne cachant pas les difficultés inhérentes. Tout l’enjeu pour une école d’excellence comme FERRANDI, c’est de former des jeunes qui resteront dans la profession à long terme » se réjouit-il. .