A+ / A-

    "Délicieux" au cinéma : une sortie pédagogique pour les étudiants de FERRANDI Paris, campus de Saint-Gratien

    -
    -

    A l’occasion de la sortie du film « Délicieux » d’Eric Besnard, nos étudiants, toutes formations et niveaux confondus, ont eu l’opportunité d’assister à des séances de projection privées au cinéma « Les Toiles » de Saint-Gratien, notre partenaire de longue date.

    Dans le sillage des programmes

    Organisée par Nathalie DESNE, enseignante en français et histoire-géographie, sur le campus de Saint-Gratien de FERRANDI Paris, cette sortie s’inscrivait parfaitement dans la continuité pédagogique de la plupart des programmes de nos formations. Pourquoi ? Parce qu’on y parle techniques culinaires ou service à l’assiette ? Certes, mais pas uniquement : les programmes de nos formations professionnelles en hôtellerie-restauration, dispensées dans notre école, font aussi la part belle à la culture générale, indispensable à l’acquisition des compétences métier : « Avec la période prérévolutionnaire en toile de fond, on assiste à un changement vers un nouveau monde, celui de la gastronomie », commente Killian, actuellement en Seconde BAC PRO Cuisine, « il est important pour nous de comprendre comment la cuisine a évolué ». La cuisine, mais aussi le statut du cuisinier : « Au service de la noblesse, le cuisinier n’était pas libre de ses actes et ne devait prendre aucune initiative, contrairement à notre époque », ajoute Noah, en BAC PRO Commercialisation et Services en Restauration, « chacun devait rester à sa place », conclut-il, l’air songeur. Une fracture entre les classes sociales et une émancipation progressive du cuisinier, très bien représentées dans le film et auxquelles nos jeunes futurs professionnels de la restauration ont été sensibles : « Plus on avance dans le film, plus on comprend que le restaurant, tel qu’on le connaît aujourd’hui, a été le résultat d’un combat, d’une lutte en lien avec le contexte et du coup ce qui nous paraît normal, comme le mélange des classes sociales, les tables de 2 couverts, la salle de restaurant commune où les clients mangent à côté les uns des autres, sans se connaître, ne l’était pas avant », analyse Bastien, en Terminale BAC PRO Cuisine, « même chose pour la hiérarchie des aliments », précise Florian, dans la même classe, « aujourd’hui, en techno cuisine, on nous apprend que la truffe est un produit noble, alors qu’au XVIIIe siècle, tout ce qui poussait dans la terre était considéré comme destiné au peuple, c’est ce qui fait, d’ailleurs, que le cuisinier se fait limoger par le duc ».

    Toile et toiles

    Un contenu, pour nos étudiants, dense et riche en sujets de réflexion sur les métiers de la restauration, leur évolution et la proximité qu’ils entretiennent avec le contexte historique et social du moment, qui ne doit pas pour autant faire oublier l’esthétique du film : entre gros plans passionnés sur les doigts agiles des cuisiniers et arrêts sur image, propres à faire naître sous nos yeux de véritables tableaux aux allures de natures mortes du XVIIIe siècle, tout est fait pour sublimer réalisations culinaires et buffets dressés : « Il y a des contrastes de couleurs, le film est très lumineux, les images sont belles et on sent beaucoup d’émotion dans les scènes qui se passent en cuisine, surtout lorsque le cuisinier et son apprentie expérimentent de nouvelles recettes ! », s’enthousiasme Noam, qui a entamé sa deuxième année de BAC PRO Cuisine, « c’est valorisant pour nous de voir que le métier que nous apprenons est aussi un métier où il y a de la créativité ! ». 

    Un métier qui confine à l’art, alors ? En tout cas, c’est un aspect non négligeable de l’attractivité qu’exerce la filière sur nos jeunes et que FERRANDI Paris met en exergue dans l’ensemble de ses formations.