Claude Chiron, "créer des choses qui sentent bon"

    Date de publication - 06/10/2019

    Quand on a un père officier dans la Marine nationale, on ne pense pas spontanément à consacrer sa vie à la pâtisserie. C’est pourtant le cas de Claude Chiron, enseignant formateur en pâtisserie à FERRANDI Paris.Au cours d’une enfance heureuse et riches de voyages en France et dans les territoires d’Outre-Mer, Claude Chiron effectue en CM2 la visite d’une boulangerie pâtisserie et ressort fasciné de pouvoir créer des choses « qui sentent bon ». Ce sentiment ne va pas le quitter jusqu’à LA visite de l’école lors des journées portes ouvertes qui le conforte dans son envie de dédier sa vie à la boulangerie pâtisserie.
    Dans une famille attachée aux valeurs de travail, d’engagement, de sens des responsabilités, personne n’a voulu contrecarrer les souhaits du jeune Claude, bien au contraire. Accompagné de ses parents, il découvre lors de cette journée les enseignants, les installations de l’époque et des « buffets extraordinaires ». La décision est prise de rentrer au sein de l’établissement et après avoir passé des tests de sélection, il exauce son vœu le plus cher en rejoignant l’école à l’issue de la 3ème. « J’ai découvert le métier, l’école et Paris » souligne Claude. 

    L’apprentissage se fera dans une boulangerie pâtisserie de la Rue d’Assas. Une fois le CAP en poche, le jeune diplômé réalise un autre de ses rêves en partant travailler deux ans en Nouvelle Calédonie. Passionné de mer et de pêche, il espérait pouvoir rejoindre ensuite la Nouvelle Zélande mais le service militaire le ramène en métropole au sein de la Marine nationale. A l’issue de son service, il rejoint la prestigieuse maison Dalloyau où il restera 23 ans : « J’ai vécu une époque magnifique au cours de laquelle il y avait profusion de créativité, de moyens avec l’organisation de réceptions extraordinaires dont les célèbres Garden party de l’Elysée ». Des années durant lesquelles il rencontre nombre de grands professionnels. En 2012, l’envie de partager son expérience, son savoir-faire le taraude et il décide de franchir le cap en retournant au sein de son ancienne école pour enseigner à son tour aux élèves en bac professionnel, en CAP connexe pâtissier mais aussi aux stagiaires de la formation continue. « C’est un vrai plaisir de par tager, je viens avec bonheur le matin, nos jeunes sont formidables » souligne Claude. « C’est aussi un métier exigeant qui oblige à être constamment en éveil sur son environnement et pour lequel nous sommes challengés par nos élèves». Claude insiste sur le fait que ces jeunes sont de plus en plus mâtures et informés sur ce qui se fait dans la profession et se réjouit de voir un nombre croissant de jeunes femmes rejoindre les cursus en pâtisserie. La créativité et le partage, Claude en fait preuve également sur les réseaux sociaux et notamment sur Instagram sur lequel il poste les réalisations de ses élèves. Des élèves sur lesquels il porte un regard profondément bienveillant à l’image de la personne…