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    Franck Debray, un boulanger enthousiaste

    Pour Franck, l’apprentissage reste une évidence. 
    « Dans toutes les maisons dans lesquelles j’ai travaillé, il y avait toujours des apprentis dans les équipes. C’est une tradition, dans nos métiers de bouche, de former les jeunes dans nos entreprises. Ce mode de formation est aujourd’hui toujours aussi adapté que par le passé. Il permet aux jeunes de se confronter immédiatement au monde du travail, à la vie professionnelle, bref à une vie d’adulte. Etre maître d’apprentissage est une vraie responsabilité, une véritable mission.

    Les parents et le Centre de Formation d’Apprenti (CFA) vous confie un jeune adolescent, en pleine évolution psychologique, pour le former à nos techniques mais cela va bien au-delà. L’apprentissage, c’est une véritable expérience de vie.

    La plupart des professionnels ont été apprentis eux-mêmes. On se souvient toute sa vie de son maître d’apprentissage. Pour un manager, il est toujours bon d’apporter du sang neuf dans ses équipes. Intégrer un apprenti responsabilise tous les collaborateurs. Il se créée souvent une vraie cohésion autour de lui, une certaine bienveillance qui n’empêche pas l’exigence. 

    Un apprenti se doit d’être ponctuel, toujours à l’écoute pour apprendre et découvrir. Le respect réciproque est fondamental. Le maître d’apprentissage doit accorder du temps à son jeune. C’est lui le responsable de ce que fait son apprenti. Si des choses sont mal réalisées, il faut comprendre pourquoi et comment permettre au jeune de mieux faire par la suite. Ce dernier ne doit pas venir au travail avec la boule au ventre, sinon la collaboration ne sera pas bénéfique. En parallèle, l’apprenti doit montrer son envie d’apprendre, de recevoir s’il veut que son maître d’apprentissage ait envie de lui donner. Etre volontaire et travailleur, c’est la clé : on débute ensemble une production, on la finit ensemble, c’est mon leitmotiv ! ».
    Alors que dans la profession, les boulangers pâtissiers changent souvent d’employeurs,  Franck est un fidèle. Il prend le temps de construire un projet, des équipes et aime être en cohérence avec l’état d’esprit de son entreprise. Responsable de production dans de très belles maisons, Le Moulin de la Vierge, La Maison Lalos (Frédéric Lalos MOF 1997), La Boulangerie Thierry Marx, il reste toujours attentif aux nouvelles tendances. « J’ai eu la chance de travailler et de manager des équipes au top de la profession. Une recherche permanente de la qualité, du bon, du beau et du sain. Nous revenons à des produits  et des fabrications traditionnels avec les farines biologiques, l’usage des levains, le travail à la main… Et en même temps, nous assistons à des évolutions comme le rapprochement de la boulangerie et de la cuisine. Ainsi, dans nos boutiques Thierry Marx, nous trouvons aussi bien des produits de grande tradition boulangère que de nouvelles expériences culinaires inspirées du Street Food comme nos breadmakis. 
    Un apprenti est un pari sur l’avenir. Justement, l’avenir de notre profession et de nos jeunes n’a jamais été aussi prometteur !
    Les entreprises recherchent en grand nombre des professionnels de qualité. Le savoir-faire traditionnel est valorisé. A titre d’exemple,  tout le monde s’arrache les services d’un bon tourier. Aujourd’hui, les opportunités professionnelles sont très variées pour un jeune boulanger entre l’artisanat, les fournils de palace, la possibilité de partir à travers le monde dispenser l’excellence à la française, celle de devenir son propre patron ou d’encadrer des équipes. 
    Le boulanger fait toujours l’un des plus beaux et des plus vieux métiers du monde, mais son terrain d’expression n’a jamais été aussi large » s’enthousiasme-t-il !