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    Camille Dghoughi, une réussite atypique et exemplaire

    « Je n’ai pas de famille dans le secteur, je n’ai pas fait d’école hôtelière, comme quoi tout est possible quand on s’en donne les moyens ». Suite à de belles études supérieures, Camille rentre en stage au Four Seasons Hotel George V. « En l’espace de seulement quelques jours, cela a été pour moi la révélation.

    Ce domaine  de l’hôtellerie de luxe m’a tellement plu que j’ai eu envie de m’y investir entièrement. Mon manager de l’époque et les responsables de l’hôtel ont fait un véritable pari sur ma personnalité en m’embauchant comme commis de salle alors que je n’avais finalement que très peu de références. J’ai monté les échelons au sein du restaurant puis, j’ai fait du banqueting, mais aussi, à ma demande, du room service afin de connaître les différents aspects de la gestion hôtelière ». 

    Camille poursuit sa carrière au sein de La Réserve Paris, comme Bar & Lounge Manager puis en tant que directrice adjointe de la restauration. En 2019, elle intègre le Shangri-La Hotel Paris où elle est désormais la Directrice de la Restauration (Director of Food And Beverage). « Je suis en charge de tous les points de restauration, je travaille donc en étroite collaboration avec Christophe Moret, notre Chef Exécutif, afin de décliner au mieux ses créations sur l’ensemble de l’hôtel. 
    Dans toutes les équipes avec lesquelles j’ai collaboré, il y avait toujours des apprentis. Même si je ne l’ai jamais été moi-même, ce sont des profils que j’apprécie beaucoup. Le plus souvent, ce sont des jeunes qui ont le goût du travail et le sens des réalités. Ils sont donc capables de s’adapter au rythme soutenu que demandent nos métiers. Je ne fais pas tellement de différences entre les apprentis et les autres collaborateurs, notamment en matière de recrutement. Je mise avant tout sur une personnalité, un potentiel dans son ensemble plutôt que sur une check-list de compétences qui devraient être préalablement maitrisées. Ainsi, l’apprentissage est un très bon moyen de repérer les futurs talents. Cela demande pour le maître d’apprentissage des efforts pour gérer notamment les plannings d’alternance qui varient suivant les jeunes et leurs écoles. En dehors de cette contrainte indéniable, je ne trouve que des aspects positifs à ce mode de formation. Les jeunes sont présents pour de longues périodes. Pour peu qu’ils maîtrisent notamment l’anglais, indispensable dans des établissements d’exception, un apprenti peut se voir confier des responsabilités. Un jeune doit être débrouillard, naturellement organisé pour être efficace, perspicace pour savoir s’adapter aux situations et aux clients différents. 
    Nos métiers permettent de vivre des expériences formidables, de découvrir beaucoup de choses différentes mais au prix de réels efforts personnels, en termes d’investissement et de flexibilité. 
    J’apprécie beaucoup de travailler avec des écoles sélectives comme FERRANDI Paris. C’est une école où les jeunes reçoivent une formation d’excellence mais ils savent rester très opérationnels et en phase avec les réalités du terrain. 
    Pour travailler et réussir dans l’univers du luxe, il faut avoir des connaissances, des savoir-faire, aimer les belles choses mais éviter à tout prix de tomber dans un certain snobisme. Les  métiers du secteur de l’hôtellerie et de la restauration nécessitent d’être pragmatique, rapide et à l’écoute de l’autre ».