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    Nicolas Redon, l’amour des palaces parisiens

    Date de publication - 16/04/2020

    L’univers de l’hôtellerie et de la restauration, Nicolas Redon le connaissait bien avant d’y travailler lui-même. Son grand-père était en effet directeur de la restauration dans les établissements des champs de courses, Deauville, Chantilly ou encore Longchamps, mais également au sein de la très chic Maison de l’Amérique latine. Pour autant, en dehors des jobs d’été qu’il effectue comme réceptionniste ou en salle, il ne compte pas s’orienter dans le secteur et commence des études de droit à Assas. Mais très vite, il réalise qu’il s’ennuie, dans une formation trop théorique à son goût.

    Il décide de rejoindre FERRANDI Paris, conscient de la réputation de l’école, en 3ème année de Bachelor management hôtelier et restauration : « Sur le marché FERRANDI Paris est très connue et très réputée. C’est donc parfait pour se vendre après l’école » souligne-t-il. Décidé à se positionner sur le segment des palaces parisiens dont il fera son sujet de mémoire, il effectue un stage, en tant que commercial au Royal Manceau.

    C’est pour cette raison qu’il effectue son autre stage, cette fois-ci dans le cadre du Master of Science Hotel management, toujours en tant que commercial, au sein du groupe Dorchester qui possède, entre autres, le Meurice et le Plaza Athénée. « C’était une stratégie de ma part de pas aller à l’étranger », insiste-t-il.

    Il retient de l’école hôtelière « ses infrastructures incroyables », un enseignement de grande qualité… et les pigeons cuisinés au restaurant d’application « Le 28 ». « Du coup, dès que je vois du pigeon, je pense à FERRANDI !». Il résume l’école au travers de ces 3 mots : passion savoir-faire et excellence. 
    Aujourd’hui, il exerce une activité qui doit faire rêver ses amis : sales manager pour le compte du majestueux The Peninsula Paris, il promeut l’hôtel auprès du secteur de l’entertainment qui englobe le cinéma, la musique, la télévision, les sports et l’art pour l’ensemble des pays du globe. Il est par exemple en relation avec des agences de voyage spécialisées qui réservent les hôtels pour les tournées de musiciens connus. Autres clients stratégiques pour Nicolas : les grandes maisons de production de cinéma qui réalisent la promotion de leurs films en organisant des événements presse au sein de palaces. Ce qu’il appelle les press junket, c’est à dire des sessions d’interviews avec l’équipe d’un film (réalisateur, comédiens), tous réunis pendant quelques heures au même endroit, en général dans la suite d’un grand hôtel. « La tendance actuelle est de mettre des commerciaux qui s’occupent de toute la planète sur des segments » et non de prendre des zones géographiques comme critère de marché.
    « J’ai la chance d’avoir beaucoup de responsabilités pour mon âge, c’est un challenge au quotidien. Rencontrer ces personnalités dans une maison telle que The Peninsula Paris, c’est exceptionnel et c’est une fierté le matin quand on part au travail », se félicite Nicolas qui voyage à l’étranger, en cumul, 4 à 5 semaines par an. Il souligne la richesse des fonctions possibles dans l’hôtellerie, richesse ignorée généralement par le grand public, et la diversité des activités qui empêche toute monotonie. Une condition néanmoins : être souple dans ses horaires tout en rajoutant que d’évoluer dans le secteur n’empêche absolument pas d’avoir une vraie vie personnelle. 
    Concernant l’avenir, Nicolas souhaite prendre du galon et devenir directeur des ventes, puis directeur marketing et des ventes. Son graal ? Devenir General manager d’un palace parisien. Une ambition tout à fait légitime pour un garçon de 24 ans dont la maturité est évidente.