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30/06/2014
Ophélie Barès, ancienne élève de FERRANDI, vainqueur de "Qui sera le prochain grand pâtissier" 2014

Témoignage...

Après avoir obtenu un bac général ES en 2005, j'intègre FERRANDI en septembre de la même année en formation Post-Bac, pour vraiment approfondir les techniques de la pâtisserie, qui est une de mes deux passions avec la photographie. D'ailleurs, mon premier souhait est de devenir photographe culinaire, mais il est pour moi impossible de ne pas connaître les techniques d'un plat ou d'un dessert lors de sa création.

A cette époque, mes deux professeurs de référence, sont Mr Christophe Madjanski et Mr Christian Gillet, ce dernier étant devenu un ami et un coach formidable lors de concours comme celui que je viens de faire.

Je retiens de mon année à FERRANDI un enseignement exemplaire où tous les professeurs sont animés par l'envie de transmettre au mieux le métier choisi par chaque élève.

Il y a aussi Mr Christian Foucher, qui vient de prendre sa retraite, avec qui j'ai gardé contact, et qui m'a toujours suivi et soutenu dans ma carrière.

Ces liens, je ne les oublie pas, et je me rends compte que FERRANDI a été la base de mon expérience depuis bientôt 9 ans.

C'est grâce à FERRANDI aussi que j'ai pu faire mon stage d'alternance à l'Hôtel Meurice à Paris. Ce fut le début de mes choix dans l'hôtellerie de luxe, une réelle envie. Le luxe et rien d'autre, pour toute l'exigence, la précision et le souci du détail pour satisfaire au mieux le client. Je ne regrette rien. Après le Meurice, ce fut le Ritz (3 ans), puis le Shangri-La, une saison à Courchevel au sein du Cheval Blanc, puis l'Auberge du Jeu de Paume à Chantilly, où j'occupe ma 1ère place de chef pâtissier aux côtés d'Arnaud Faye, chef des cuisines, rencontré auparavant au Ritz.

Et ce concours diffusé sur France 2 (Qui sera le prochain grand pâtissier ?), qui fut une expérience de plus, totalement différente de mon quotidien, mais qui m'a enrichie d'un point de vue humain avant tout, et surtout professionnel. Ce furent beaucoup d'échanges avec les candidats, les chefs qui nous recevaient en formation et le jury. Inoubliable expérience, loin d'être évidente pour autant car il fallait tenir sur la durée contrairement à d'autres concours qui ne se déroulent que sur une journée. Mais le travail et l'expérience de tous les jours payent, et en n'abandonnant jamais ses objectifs, en se donnant des challenges, on finit par y arriver, petit à petit.

J'ai gagné ce concours, oui, mais pour autant j'ai les pieds bien ancrés sur terre, et il faut persister encore et encore, se renouveler, se mettre en danger quelquefois pour ne jamais tomber dans la routine. J'ai besoin de challenges, et ce qui permet aussi au client de ne pas retrouver les mêmes choses à la carte d'un restaurant d'une année sur l'autre. Evoluer, tout simplement.

Et comme je le dis souvent, si un jour je dois ne plus être aussi passionnée que je le suis à l'heure actuelle, alors je changerai de voie, car ce n'est pas en se forçant que l'on arrive à s'accomplir.

Une chose dont je me souviens : Mr Madjanski m'a dit en 2005 cette phrase : "la pâtisserie, ça mène à tout..." Elle m'a pour le moment porté chance...

Ophélie Barès

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